LeS DIFFERENTES ETAPES
D'UNE PRODUCTION D'UN FILM DE FICTION
Le scénario
La production
La préparation
Le tournage
Le montage
Un scénario obéit à certains
principes.
Dans toutes les
histoires, il y a un personnage principal (ou
plusieurs).
Le film est alors
axé sur ce personnage et il doit se dérouler
ainsi :
Biographie du
personnage -> Nécessité -> Obstacle -> Action.
On doit se poser
les questions suivantes :
Que veut-il ?
Pourquoi ?
Jusqu'à quel
point ?
Quelle action va
t-il faire ?
De quel manière ?
INFORMATIONS
"Ne pas annoncer ce
qu'on va voir. ne pas raconter ce qu'on voit".
Les informations doivent
être données subtilement au spectateur.
Aussi, il faut
jouer avec lui : il aime la frustration (ex :
un homme ouvre une porte -> il crie -> noir).
La désinformation
fait partie des jeux entre l'auteur et le
spectateur (ex : Usual Suspect, Psychose), il
faut laisser croire.
Les informations
peuvent aussi être répétées plusieurs fois
grâce à des supports différents (ex : un stylo
noir est présent lors d'une scène importante,
plus tard, on revoit le même stylo et on
repense inconsciemment à la scène importante).
L' implant est un
indice, livré de façon implicite au
spectateur, qui s'avérera, par la suite,
déterminant dans le déroulement de l'action.
Il aide à faire passer une information (ex :
dans Psychose, à la fin du film, Norman dit
qu'il a empaillé sa mère, on le croit car
auparavant dans une scène, on le voit avec des
animaux empaillés).
LES
DIALOGUES
Les dialogues servent à apporter une
information qui ne peut être décrite par le
visuel.
Évitez les évidences, banalités (ex : un homme
voit un beau couché de soleil : "oh que ce
couché de soleil est beau").
Les dialogues ont
différentes fonctions :
- faire avancer
l'intrigue : ils annoncent des événements
passés...
- caractériser le
personnage : on connaît son éducation avec son
vocabulaire, son tempérament avec son
intonation, sa mentalité avec ses idées.
- procurer,
révéler et transmettre une émotion : la peur
fera bégayer le personnage.
CONTINUITE DIALOGUEE
La
continuité dialoguée n'est autre que le
scénario final.
Le texte relate la totalité des faits
décomposés en séquences.
DECOUPAGE TECHNIQUE
Il est en quelque sorte l'œuvre du réalisateur
qui précise les ses intentions. Il y définit,
dans tous les détails, la façon dont il
envisage de filmer le scénario qui lui est
confié. Le découpage technique constitue un
document de référence pour tous les
collaborateurs, en particuliers les
techniciens.
Comme son nom l'indique, il découpe les
séquences et scènes de la continuité en plans.
Le découpage technique ne s'en tient pas à la
seule indication de l'échelle des plans. Il se
présente en deux colonnes distinctes. L'une
(normalement celle de gauche) est réservée à
l'image; l'autre est dévolue au son. Les plans
sont numérotés dans l'ordre de la continuité
dialoguée et chacun d'eux décrit avec
précision : décor (intérieur ou extérieur),
moment (jour ou nuit), échelle, cadrage,
angle, lumière, mouvement d'appareil,
raccords, ponctuation, position de départ et
placement des acteurs, accessoire jouant,
dialogues, éléments sonores essentiels, etc.
STORY BOARD
Le story-board est une petite bande-dessinée
du film.
Le story-board est une grille de dessins
représentant les images successives avec les
dialogues et le type du plan et du mouvement
de caméra utilisé ainsi qu'une description de
l'action.
haut
LE DOSSIER DE
FINANCEMENT
Afin de financer
votre projet audiovisuel, vous devez fournir
un dossier de financement.
Le
contenu du dossier
-Couverture
cartonnée, indiquant le titre du projet et le
nom du responsable.
-La note
d'intention, à savoir le pourquoi de ce
projet, vos objectifs, votre choix de support,
le traitement esthétique envisagé, les
circuits de distribution de votre oeuvre et sa
diffusion prévue plus généralement.
-Le CV succinct
du réalisateur.
-Les divers
parrainages (s'il en existe).
-Le scénario ou
le synopsis du film avec les mentions
concernant le casting.
-Le budget (le
coût réel de production).
-Le plan de
financement où apparaîtront votre mise de fond
et le détail des aides sollicitées.
L’EQUIPE
La réalisation d'un film requiert la
participation de nombreux techniciens :
décorateur, directeur de la photographie,
musicien, monteur, scripte, électriciens,
machinistes.
Normalement le réalisateur choisit ses
collaborateurs, avec l'approbation du
producteur. Les techniciens viennent avec leur
propre équipe (par exemple, cadreur et
assistant pour le directeur de la
photographie).
Le scénariste
Il lui appartient
d'écrire
le scénario
du film. L'élaboration du scénario peut être
confiée, successivement ou simultanément à
plusieurs personnes : scénariste,
dialoguistes, auteur de l'œuvre originale,
etc.
Il y a toujours collaboration entre le
scénariste et le réalisateur. A quoi il faut
ajouter que le producteur ne renonce pas à son
droit de regard car le scénario à une
influence directe sur le devis.
L'adaptateur
Scénariste chargé d'adapter pour l'écran une
œuvre originale ou une œuvre littéraire
préexistante.
Dialoguiste
Écrivain chargé de mettre en forme le texte
parlé du film.
Le réalisateur
Il assume la responsabilité artistique du film
dont il est, sinon l'auteur unique, au moins
le maître d'œuvre.
L'assistant réalisateur
Il établit un premier dépouillement dès la fin
du découpage technique. Le dépouillement
consiste à rassembler par rubrique tous les
éléments nécessaires au tournage de chaque
plan.
On commence normalement par les décors (réels
ou construits) classés par lieux, intérieurs
et extérieurs, jour ou nuit. On enchaîne avec
les acteurs : premiers et seconds rôles, mais
également figurants définis de manière précise
(âge, sexe, costume, etc.). Il va recenser les
accessoires en fonction de leurs utilités et
de leurs importances.
Aux accessoires
proprement dits, il faut ajouter les
véhicules, les animaux, les costumes, les
maquillages spéciaux, etc.
En compagnie du
scripte, l'assistant termine son dépouillement
par le minutage (durée probable de chaque
plan) et la continuité.
C'est à partir du
dépouillement que le premier assistant à la
réalisation établit les feuilles de service
qui regroupent tous les renseignements
nécessaires au tournage d'un plan, et, plus
largement, des plans de la journée.
Pour des raisons
économiques, un film n'est jamais tourné dans
l'ordre du découpage technique.
LE SCRIPTE
Le scripte assume une double fonction :
secrétaire de plateau et mémoire du film. Au
premier titre, il rédige les rapports image et
montage, le journal de bord et le rapport
production. Au second, le plus intéressant
pour lui, il assure la continuité du film. Son
travail demande une attention de tous les
instants, un esprit d'observation aiguisé, une
connaissance des techniques
cinématographiques, mais aussi le sens de
l'organisation. Le scripte est également
associé à la préparation du tournage, au moins
pour le pré-minutage et la continuité.
Le producteur
Il étudie le projet d'un film, évalue son coût
et ses chances de succès commercial. Il n'est
pas un mécène. Son but est de gagner de
l'argent, pari toujours difficile, comme tous
les produits artistiques. Le film n'a d'autre
valeur que celle que lui reconnaîtra le public
lorsqu'il sera sur les écrans, c'est à dire au
moins un an après sa mise en chantier. Il doit
trouver les moyens de couvrir la totalité des
dépenses.
Il est de plus en plus rare que le producteur
soit un individu travaillant (et finançant)
seul. Le plus souvent, il est lié à une
entreprise, une société de production, dont il
est actionnaire ou salarié.
Le producteur associé
Il participe au financement du film dans le
cas d'une coproduction.
Le producteur délégué
Dans le cas d'une coproduction c'est lui qui
assume la responsabilité de la production pour
le compte des coproducteurs.
Le producteur exécutif
Il supervise dans une grande société plusieurs
productions confiées à des producteurs
délégués.
Le directeur de production
C'est un collaborateur du producteur, qui lui
confie la gestion pratique du film
(établissement des devis, préparation des
contrats, autorisations administratives, suivi
des dépenses, etc.).
Le régisseur général
Assistant du directeur de production, il règle
les problèmes matériels du tournage (obtention
des lieux de tournage, convocation des
participants, hébergements, etc.).
Le directeur de la photographie
A
partir des observations recueillies au cours
des repérages, de la lecture du découpage et
de ses échanges avec le réalisateur et le
décorateur, le directeur de la photographie
sélectionne le matériel qui sera loué. Il
vérifie le bon fonctionnement des caméras et
la qualité des objectifs. Il contrôle
également les caractéristiques de la pellicule
choisie et, à partir de prises de vues
successives des mêmes plans avec des
éclairages de puissances différentes, on
détermine la lumière de base retenue pour le
tournage. Il est le maître de la prise de
vues, dont il supervise tous les aspects, même
s'il délègue une partie de ses responsabilités
aux membres de son équipe : cameraman (ou
cadreur) et assistants. Sauf en un domaine, le
plus délicat et qu'il assume en totalité :
l'éclairage.
Les assistants opérateurs
Le premier assistant opérateur a participé à
la mise en place de la caméra. On l'appelle
aussi pointeur, parce qu'il a la
responsabilité de régler la mise au point
pendant la prise de vues. Quand il y a
mouvement de la caméra il y a nécessité de
"rattraper" la mise au point.
Le deuxième assistant opérateur est affecté au
chargement de la caméra. Celle-ci est
alimentée en pellicule par des magasins
amovibles que le deuxième assistant charge en
fonction des besoins. Pendant le tournage, le
deuxième assistant vérifie, sur le compteur de
la caméra, la quantité de pellicule consommée,
et celle qui reste disponible pour le plan
suivant.
Le chef opérateur son
L'équipe son ressemble comme une sœur, dans
son esprit et sa démarche, à celle de l'équipe
image. Le chef opérateur du son choisit et
essaie son matériel dont les caractéristiques
varient suivant qu'il s'agit d'un travail en
studio, en intérieurs réels ou en extérieurs,
et que le plan de travail envisage un son
définitif ou un simple son témoin. Cette
préparation intègre l'étude des lieux de
tournage et leur adaptation selon la qualité
de son qu'on souhaite. Comme le directeur de
la photographie, le chef opérateur du son
procède à des essais : essais techniques du
matériel et des bandes, essais de voix avec
les comédiens.
Il cherche d'abord le meilleur placement du ou
des micros. En fonction des voix, de leur
présence, de la perspective sonore et de
l'ambiance. Parallèlement, il note les
déplacements des comédiens et prend des
dispositions pour maintenir ses micros à la
même distance. Ce qui est une des fonctions du
perchiste (ou perchman). Assistant du chef
opérateur du son, le perchiste a pour tâche,
justement de maintenir le micro à sa bonne
place, sans encombrer le champ de la caméra.
Il s'aide pour cela d'une longue perche qui
porte le micro à son extrémité.
Il importe de distinguer son direct et son
témoin, qui n'appellent pas les mêmes
conditions d'enregistrement.
Le son direct est
enregistré au tournage pour être utilisé comme
tel au montage. Considéré comme définitif, il
doit donc posséder toutes les qualités,
techniques et artistiques, imposées par sa
destination.
On a recourt au
son témoin chaque fois que les conditions de
tournage ne permettent pas le son direct. Cela
peut dépendre des lieux, du budget, des
comédiens (quand la distribution réunit des
interprètes ne parlant pas la même langue). Le
son est alors refait, après tournage, en
postsynchronisation ; opération que facilite
le son témoin.
L'architecte décorateur
On dit plus
couramment :
décorateur.
C'est à lui qu'il revient de concevoir les
décors, d'en prévoir en d'en suivre la
construction. Son intervention, importante
pendant la préparation, s'étend du scénario
pour la conception, au tournage, pour la
construction. Le décor est un élément majeur
d'un film. "Le décor est fonction du scénario,
il existe que pour lui.
L'accessoiriste
Homme à tout faire placé sous la direction de
l'ensemblier qui assure le recherche, la
surveillance et l'emploi de tous les
accessoires et meubles nécessaires à l'action
ou figurant seulement dans le décor.
L'habilleuse
Elle est chargée, pendant le tournage, de la
préparation et de l'entretien des costumes.
Elle aide des acteurs à les revêtir, y apporte
éventuellement des retouches ou répare les
accidents de tournage.
Le créateur de costumes tient lieu de l'époque
où se déroule l'action, du style général du
film, du caractère du personnage, de
l'intégration des costumes aux décors, de la
réaction de la technique (éclairage,
objectifs, pellicule).
Le maquillage
Le maquilleur intervient essentiellement
pendant le tournage. Il met en valeur
l'interprète en effaçant de possibles
imperfections (cernes, rides, grain de peau,
etc.) ou en jouant légèrement sur son aspect
pour le rapprocher davantage du personnage. Il
modifie totalement un visage.
Chef électricien
Technicien placé sous les ordres du directeur
de la photographie. Il est responsable du
matériel électrique et commande les
électriciens de plateau. Il dispose les
projecteurs et les oriente.
Chef machiniste
Technicien responsable de l'ensemble du
matériel de tournage, il dirige l'équipe des
machinistes et veille à régler les problèmes
techniques du plateau.
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LA
PREPARATION
Cette partie est certainement la moins connue
du public. Un film mobilise plusieurs dizaines
de techniciens et acteurs qui vont travailler
en plusieurs lieux (studios, intérieurs réels,
extérieurs) avec un matériel technique
important et de nombreux accessoires. Il
importe que tout soit parfaitement prévu; que
chacun sache quand il intervient et pourquoi;
que les décors soient prêts; qu'il ne manque
pas au dernier moment un accessoire dont la
recherche ferait perdre un temps précieux
(donc de l'argent).
La responsabilité de la préparation échoit au
réalisateur et au directeur de production
assister par le régisseur général et un second
assistant.
CASTING
Le casting
consiste à trouver et à engager des comédiens
(professionnels ou non) qui vont habiter vos
personnages.
-
Le premier rôle
C'est un comédien qui occupe (ou partage) la
vedette des films auxquels il participe. Son
choix dépend du réalisateur et du producteur.
-
Les seconds rôles
Ils interprètent des personnages secondaires,
mais pas négligeables pour autant. Être second
rôle n'est pas synonyme de talent moindre. On
leur demande souvent d'être capable de typer
et d'imposer très rapidement un personnage, ce
qui les enferme souvent dans des emplois dont
ils ont du mal à s'échapper. Le choix des
seconds rôles est fait par l'assistant en
étroite collaboration avec le réalisateur.
-
Les silhouettes
Se détachent légèrement du lot par une
fonction accessoire individuelle ou quelques
mots à dire.
-
Les figurants
Ils forment un décor humain muet dont les
individus ne se distinguent guère : foule,
clients d'un restaurant, passagers, agents de
police, etc.
-
Les cascadeurs
On fait avant tout appel à eux pour leurs
performances sportives, au cours de scènes de
bagarres, doubler une vedette dans une scène
dangereuse, etc.
-
La doublure
Ne pas confondre avec le cascadeur. La
doublure ressemble à la vedette et qui la
remplace quand sa présence n'est pas
indispensable : réglage des lumières avant le
tournage ou présence à l'image quand la
vedette, dans une apparition très effacée,
n'est pas reconnaissable.
Déroulement type d'un
casting
Recevoir l'acteur, le mettre en confiance, lui
expliquer le film puis la scène à filmer.
Lui laisser ¼ heure afin d'apprendre le texte
puis donner la réplique en lui donnant des
intentions de mise en scène.
Filmer l'acteur en plan fixe large puis serrer
sur l'acteur.
Conseil : prendre des accessoires qui peuvent
aider le comédien à jouer (cartes…).
REPERAGES
Les repérages sont une
prise directe
avec la réalité. Réalité de l'environnent.
Réalité sonore. Réalité des lumières...
Le matériel nécessaire
véhicule,
appareil photo, mètre, boussole, une carte, un
scénario, une carte de visite, une caméra
vidéo, un stylo et un carnet.
Vérifications à
effectuer
-
Nuisance sonore,
anachronisme, orientation, s'il y a un
chantier prévu (voir la mairie), le temps de
trajet, la lumière selon les heures de la
journée.
-
Pour les
bâtiments, il faut vérifier les dimensions, la
capacité électrique.
-
Sur le carnet, il
faut noter la position exacte des endroits
retenus, l'adresse, les numéros de téléphone
des propriétaires, l'ensoleillement et
l'estimation de la "rumeur" (bruit ambiant),
les sources électriques, …
-
Il faut photographier en panoramique le champ
et le contre champ (ne pas oublier d'indiquer
le nord sur les photos).
-
Pour une scène de nuit, les repérages se font
de nuit, idem pour les scènes de jour.
-
Prévoir des
autorisations de tournage.
DEPOUILLEMENT
A partir du
scénario et du découpage technique, pour
chaque scène, on extrait un certain nombre
d'indications (décors, acteurs, effets,
accessoires....) que l'on répertorie sur une
feuille de dépouillement.
On doit écrire
une feuille de
dépouillement pour chaque scène.
En haut à droite de cette feuille, on
indiquera l'estimation du temps de tournage de
la scène. Aussi chaque feuille de
dépouillement doit contenir le résumé de la
scène décrite. Le résumé doit indiquer les
présences, le lieu et l'action pendant la
scène.
DEPOUILLEMENT DECOR
Après
avoir fait le dépouillement de toutes les
scènes du scénario, on peut établir le
dépouillement décor
qui rassemble les scènes jouées par décors et
par effets (intérieur ou extérieur / jour ou
nuit).
Il permet ainsi de visualiser les
décors les plus importants et de commencer à
organiser le tournage.
PLAN DE TRAVAIL
Le plan de
travail est l'outil primordial pour un bon
déroulement de votre tournage. Il se fait à
partir du dépouillement général, du
dépouillement décor et de la continuité.
Il faut, sur une même feuille, arranger
les journées de tournage en fonction des
décors, des effets (Intérieur ou Extérieur /
Jour ou Nuit), des comédiens ainsi que des
axes de prise de vue (gain de temps lors du
tournage).
On doit regrouper au maximum les journées de
tournage avec les mêmes décors, les mêmes
effets, les mêmes comédiens et les mêmes axes.
Ainsi lors du tournage on gagnera un temps
appréciable (on ne sera pas obligé de tourner
dans un premier décor puis un deuxième puis de
revenir au premier...) et on économisera de
l'argent.
FEUILLE DE SERVICE
La feuille de
service est le dernier document à établir.
Elle se fait avant le tournage et se
distribue à l'équipe technique et aux
comédiens pendant le tournage.
Elle indique le
programme de tournage du
lendemain.
Elle est nominative et est distribuée à chaque
personne la veille d'une journée de tournage.
Elle contient les heures de convocation pour
les techniciens et les comédiens.
La construction d'une image a ses
règles
Règle des 3 tiers
Il faut partager l'image en 3 parties égales
dans sa verticalité et son horizontalité, les
points d'intersections sont les points de
force.
L'oeil du spectateur est attiré par les 4
points de force.
Il faut donc
fabriquer son image en utilisant les lignes et
points de force.
Avant de filmer une
image, il faut aussi
connaître les règles de base du montage afin
de ne pas se trouver en manque de plans lors
de la phase de montage.
Le raccord de valeur de plan
Il faut sauter au
moins une valeur de plan entre 2 plans montés
: Plan rapproché taille -> Gros plan
La règle des 30 degrés
Il est conseillé
qu'en plus du changement de valeur de plan,
l'axe de la caméra soit décalé d'au moins 30°
par rapport au plan précèdent.
La règle des 180 degrés
Le réalisateur doit définir un axe imaginaire
entre les éléments principaux de la scène (2
personnes qui parlent).
Dans tous les plans que comptent la scène, la
caméra ne pourra franchir cet axe (sauf dans
le cas d'un travelling où le spectateur serait
informé de la transgression de l'axe).
Les plans
-
Un plan c'est la portion de film comprise
entre le début et la fin d'une prise de vue
-
Plan très large ou plan d'ensemble
(PE) : paysage, foule, ville, bataille
-
Plan large ou plan demi ensemble
(P1/2E) : rue, place, groupe en pieds
-
Plan moyen (PM) : personnage en
pieds
-
Plan américain (PA) : personnage
jusqu'à mi-cuisse
-
Plan rapproché taille (PRT) :
personnage jusqu'au nombril
-
Plan rapproché poitrine (PRP) :
personnage jusqu'aux seins
-
Gros plan (GP) ou plan serré :
visage ou objet
-
Très gros plan (TGP) : les yeux
-
Macro
: les pupilles
ANGLES DE PRISE DE VUES
Suivant l'angle de prise de vue, la scène
filmée n'a pas le même sens.
Il existe plusieurs angles de prise de vue :
-
La plongée
(abréviation PLO) : c'est lorsqu'on place la
caméra au-dessus du personnage ou de l'objet
filmé.
L'effet produit est un tassement, un
écrasement de la perspective qui donne une
sensation d'enfermement, d'étroitesse, de
difficulté. Elle infériorise le sujet.
-
La contre-plongée
(abréviation CPLO) : c'est lorsqu'on place la
caméra au-dessous du personnage ou de l'objet
filmé.
A l'inverse le sujet sera valorisé et paraîtra
plus grand, plus fort et plus dynamique.
-
Le point de vue
(abréviation PDV) : c'est lorsque le plan est
censé représenter la vision d'un personnage
(subjectivité).
MOUVEMENTS CAMERA
Ce sont tous les plans qui sont en mouvement
Il existe plusieurs mouvements de caméra :
- le
panoramique
(abréviation PANO) : rotation de la caméra sur
son pieds de gauche à droite (PANO G-D) ou de
droite à gauche (PANO D-G) ou encore de haut
en bas ou de bas en haut.
- le
travelling
(abréviation TRAV) : la caméra effectue un
travelling lorsqu'elle est fixe sur un axe en
mouvement.
- le
travelling optique
(abréviation ZOOM) : le mouvement est simulé
par le zoom de la caméra, il resserre le cadre
(zoom avant) ou l'élargit (zoom arrière).
ECLAIRAGE
Un contrôle
créatif de l'éclairage est aussi important
qu'un réglage correct de caméra
Pour éclairer un
visage, la meilleure technique est d'utiliser
une lampe principale , une lampe d'appoint et
une lampe de fond.
La direction de l'éclairage
prédominant a beaucoup d'effet sur la forme et
l'apparence du visage.
A
vous de choisir l'angle d'éclairage en
fonction de l'effet voulu.
La lampe principale donne
du relief au visage.
Sa position classique se situe à un angle de
40° au-dessus de la ligne du regard (ligne
imaginaire qui part des yeux à un angle de
90°). Il en résulte un bon équilibre entres
zones lumineuses et zones d'ombres.
Pour l'installation de l'éclairage, il
faut d'abord placer la lampe principale en
ajustant sa direction et sa puissance.
Ensuite on ajoute une lampe d'appoint pour
éclaircir certaines zones d'ombres crées par
la lampe principale.
Enfin, on ajoute
une lumière de décrochage à un angle de 50°
au-dessus de la tête de votre sujet, son but
est de détacher sa silhouette de l'arrière
plan en éclairant ses épaules et ses cheveux.
PRISE DE SON
Le preneur de son
doit veiller à l'équilibre des sons tout en
évitant de perturber le cadreur.
Lors de la prise
de son, il faut faire varier la distance du
micro au sujet en fonction du cadre ou plan
choisi.
On utilise le
plus souvent une perche pour approcher le
micro des sujets. Mais il faut faire attention
à maintenir le micro hors cadre et à ne pas
f